Journée relativement vide. L’hôtel pour lequel j’ai changé n’était finalement pas si calme. Il faut dire que les Chinois sont des gens qui parlent très fort donc dans un grand hall en faux marbre — ou presque —, ça résonne… Bref, je me suis préparé doucement pour prendre mon bus pour Lijiang à 11 h 50. Trois heures de route pour une jolie ville plus au nord, à 2400 m d’altitude.
La route vers Lijiang est très jolie. Nous traversons les montagnes et surtout, il y a plein de rizières en terrasse, ces images carte postale de la Chine. C’est plutôt une spécialité du sud du Yunnan mais je suis ravi d’en découvrir sur le chemin. J’essaie de prendre des photos tant bien que mal.
Dans le bus, un Israélien en vacances pour un an en Chine ! Un an ! Le délire. Il vient de terminer son service militaire (trois ans en Israël…) et il est venu ici pour tout oublier. En ce moment, il fait le sud de la Chine en vélo ! Dingue ! Il monte à 4700 m en vélo avec des amis…
Il y avait aussi deux Chinois de Pékin parlant un peu anglais et nous discutons tous les quatre des endroits sympas du Yunnan. Beaucoup plus « routards » que moi, je les écoute, admiratif, parler de montagnes, de villages perchés je ne sais où, etc.
Arrivés à Lijiang, nous sommes assaillis par des filles qui proposent leur hôtel. Je tombe sur l’une d’elles avec l’Israélien, qui pense que l’endroit est intéressant. Après négociation des prix, je décide d’y aller. Elle m’emmène dans la vieille ville, dans une maison traditionnelle. L’endroit est génial ! Très calme, géré par une famille, on se croirait chez soi ! Dans la cour, je croise deux couples japonais. L’un des couples vient d’Osaka et nous sympathisons bien. Toujours bien fatigué, je me couche très tôt. Car à mon avis, comme c’est la bonne campagne ici, les journées doivent commencer bien tôt.
La météo n’est pas terrible et il fait un peu plus frais qu’à Dali. Ça doit être l’altitude.
Un aperçu de ce que peuvent être les rizières en terrasse… car là, c’était dans une vallée et dans le bus… De beaux paysages.

Et puis le couple d’amis japonais autour de la patronne. Cette femme étonnante qui a vécu la Révolution culturelle. Apparemment, c’était la femme d’un médecin très connu à Lijiang et connu des révolutionnaires. Elle fait partie de l’histoire et certains bouquins parlent de ce couple. Et la mamie, toute modeste aujourd’hui, accueille des touristes dans sa maison.
Etonnant !






faut il un traitement contre le paludisme pour une virée dans ces villes là????
Bonjour,
Il faut surtout un véritable anti moustique. Si vous y allez pendant la saison des pluies et si vous allez vous perdre dans des régions totalement perdues, il y a un léger petit risque (j’insiste avec les adjectifs 😉 ) mais sinon, il n’y a pas de paludisme en Chine.
Bon voyage !