Exposition Tiara – Bunkamura, Tokyo

Affiche tiara

En ce dimanche frigorifique (oui, oui, tout le monde le sait, en-dessous de 15°, j’ai froid… mais là vraiment, il fait froid en ce moment!), en ce dimanche au vent glacial donc, je me suis rendu à cette exposition de Tiare (bouh, je n’aime pas ce mot…) ou de diadème pour faire plus français… ou Tiara, pour faire anglais.

C’est en ce moment, au musée du Bunkamura de Tokyo ICI en japonais et ICI en anglais – je vous conseille quand même la page en japonais pour les photos… car comme souvent, la pauvre page en anglais se limite aux informations essentielles, sait-on jamais, un traducteur, ça coûte trop cher…), un musée que j’aime bien d’ailleurs… où j’avais vu l’excellente exposition fétichiste sur Audrey Hepburn (Aaah Audrey… blush) (on peut encore trouver des pages sur cette « vieille » expo… [en japonais…] Journal Asahi, Bunkamura et l’affiche de l’expo

audrey

mais je m’égare, je m’égare…

Cette exposition d’aujourd’hui donc m’a tiré des « Oh! blink » et des « Ah! wacko » et parfois même des « Wow! shock » afin de montrer aux autres visiteurs mon côté international prononcé… Autres visiteurs tout aussi scotchés aux vitres ultra blindées anti-balles à alarme qui sonne… des objets d’un autre monde… un autre monde comme disait Jean-Louis Aubert en 1984.
Bienvenue chez Cendrillon avec des murs bleu marine et une lumière tamisée… Les reines, les princesses, les comtesses et autre archi-duchesses (doit bien y avoir une hiérarchie…) se retrouvent là … où plutôt se retrouve là en synecdoque avec leurs anciennes armes de prestige… comme les bipèdes couillus modernes à comparer la cylindrée de leur substitut sexuel pour voir s’ils ont la plus grosse, la plus brillante, la plus belle… bref, s’ils gagnent.

On se posera la question de savoir ce qu’on gagne dans ces moments-là … ce que ces dââmes pouvaient bien prouver en vivant parées ainsi. Oui, oui, pouvoir, politique, etc. j’en ai bien conscience… mais rapidement, en contemplant ces merveilles d’orfévrerie, je n’ai pu m’empêcher de penser matériellement: « Mais au fait, qui a payé ces bidules étincellants portés – allez quoi – 5 fois dans une vie? ».
Certaines pièces sont sublimes et montrent aussi la bataille féroce qui existe entre les joalliers (les grands noms sont présents) mais surtout, elles montrent l’évolution des moeurs (les diadèmes à aigrette valent le coup d’oeil!), suivent les tendances artistiques ainsi que les coutûmes et goûts des pays.

La fin de l’exposition est couronnée (désolé, je ne pouvais pas m’en empêcher…) d’une vidéo sur la famille impériale et plus particulièrement l’impératrice (qu’est-ce que ça fait drôle d’écrire un tel mot au XXIe siècle…) Michiko arborant plusieurs (oui, oui, plusieurs) diadèmes, entourée tour à tour de Juan Carlos et je ne sais plus qui, mais sans oublier Diana (on s’en serait douté…)
Et là encore, avec mes pauvres réflexions de français, de me dire, y a pas, c’est un autre monde!

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6 comments

  1. Elinas, cet article est excellent.

    J’ai vu la version japonaise du site Bunkamura (je continue à  travailler sur mon niveau de japonais…je ne connais pas chaque mot, mais je peux comprendre l’essentiel ou la plupart d’un texte ) et je suis impressionnée par les diadèmes (notamment celui de Marie Bonaparte ). Je ne savais pas que le musée était à  Shibuya. Si je reviens au Japon, j’aimerai bien passer un moment au musée.

    Audrey Hepburn était une personne remarquable (son altruisme, ses talents…). Merci beaucoup pour les liens.

  2. salut Elinas,
    bravo. l’orange te va si bien!!
    Et dis donc, gourmand, entre deux colliers, un petit chocolat, tu t’es fait?
    aplus
    ludo

  3. Salut Elinas,
    bravo pour cette nouvelle page d’ « intimité ».
    Et je pense, gourmand, qu’entre deux beaux colliers, un morceau de chocolat tu as mangé, n’est-ce pas?
    ludoli

  4. Salut Cé…, houps Elinas,

    Bon, sympa l’allusion à  Audrey que l’on verrait bien avec les belles choses que tu as décrites, sur la tête. Mais à  t-elle besoin de ça, elle…?
    En tout cas, je viens d’apprendre qu’au Japon vous êtes encore au XIX siècle alors que nous de notre coté, ça fait une pair d’années que l’on est au XXIème.
    Ca doit être pour ça que vous avez encore des impératrices à  déguiser avec des bidulles servant à  spéculer avec l’argent des gentils japonnais. Allez, soyez archi-sympas, se sont les sous de l’empire…

    A chao, chocolate-man (cape sans tiare conseillée).
    Gilles

  5. Merci pour vos messages! wink

    >Hits
    Bon courage pour le japonais!

    >Ludoli
    Merci pour tous tes messages! lol
    Et vive le chocolat!

    >Gilles
    Merci mon on… oups Gilles! lol
    Audrey n’a besoin de rien. Comme Grace Kelly qui en avait pourtant de superbes! On l’a voit à  la fin de l’expo, enfin! Car je la cherchais avec assiduité!
    Pour l’impératrice, clair que c’est le XIXe ici… et puis l’argent des gentils japonais comme tu dis (aussi le mien en passant…), il ne vaut pas grand chose… 1€ = Y159 à  cette date… un record! T_T

  6. Sympa de pouvoir aussi donner son avis sur le « blogosite »…!
    Et d’y retrouver des noms connus…bonjour Gilles!
    Ca fait bien rêver les couronnes, en effet. L’expo doit être intéressante.
    Plus qu’un pas pour être acheteur de « Point de vue et images du Monde » !!! ;o)
    A Paris, le musée des Arts Décoratifs a maintenant une galeries de bijoux particulièrement remarquable. A découvrir un de ces jours!

    Pendant qu’il fait moins quinze au Japon, en France, il fait un hiver très doux. Les cerisiers ne sont pas près de fleurir donc!?

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