Souvenirs d’Egypte 4/13

Jour 5 – le 27 décembre

Évidemment, quand on veut faire les pyramides en une journée, il faut se lever tôt… surtout quand on veut faire trois sites différents et éloignés. En ce 27 décembre, la journée commence donc à 6h30 !
C’est aussi la journée qui marque officiellement mon voyage dans le temps, un voyage archéologique dont je ne reviendrai pas indemne. Avec la visite des pyramides et celles qui vont suivre à Louxor et Assouan, je commence sans encore le savoir vraiment un des voyages les plus marquants de ma vie telles que les fois où je suis allé à Delphes, sur la grande muraille, à la cité interdite ou à Angkor et j’en oublie. Les visites archéologiques me passionnent et en Égypte, tout le monde sait que le pays est intarissable. Le voir de ses propres yeux est une toute autre chose, un véritable au choc dont on ne peut pas mesurer l’ampleur, même en ayant vu toutes les photographies du monde.
Cedric Riveau
Je descends avec Saïd qui est monté me chercher. Il est mon chauffeur pour la journée et il conduit un minibus pour moi tout seul. Une voiture aurait suffit mais j’imagine qu’il s’agit là du véhicule de l’entreprise et qu’avant la révolution, il était tout le temps plein. Nous allons à Gizeh (Giza) – la ville en banlieue du Caire – pour retrouver Sahar, ma guide attitrée. Je découvre une femme charmante avec qui je passe une excellente journée. Sans le savoir, j’ai marqué des points en demandant une visite qui remonte littéralement dans le temps en commençant par les sites les plus anciens pour terminer par le plus connu mais aussi plus récent : les trois pyramides de Gizeh. Sahar m’explique aussi que les deux sites les plus anciens et les plus éloignés sont les plus impressionnants car immaculés. Cette égyptienne du Caire parle un français impeccable qu’elle a appris ici, sans jamais aller en France. Je suis bluffé. Pour parler aussi bien, je ne peux concevoir qu’on ne se soit pas rendu dans le pays en question. Cette mère de famille est guide depuis toujours. Si elle n’a presque pas de travail en ce moment, elle me confie son soulagement d’avoir un mari fonctionnaire et qui n’est pas du tout dans le tourisme. Depuis deux ans, un couple qui vit du tourisme n’a plus de travail ou presque et la situation doit être particulièrement compliquée. Sahar est aussi contente de cette journée car elle ne s’est pas rendue sur les sites depuis plus de sept mois. Pour rappel, on peut facilement imaginer qu’elle s’y rendait quotidiennement en période « normale » et ce depuis qu’elle a commencé ce métier.

Au fur et à mesure que la journée avance, je me rends compte que le programme est bien trop chargé et que, eu égard à ma lenteur légendaire lorsque je visite un site, je dois parfois me dépêcher. Sahar, à son grand regret se force à me rappeler que le temps passe et que si nous voulons visiter le site de Gizeh qui ferme à 16h30, il faut avancer. Comme moi, elle aime prendre son temps et est très heureuse de rencontrer un touriste qui a envie de profiter de ce qu’il découvre, qui s’émerveille plutôt que celui qui se dit qu’il a fait « tout ça » en une journée.
Cedric Riveau
Après une bonne heure de route supplémentaire, nous arrivons à Dahchour à 35 kilomètres au sud, aux portes du désert. La première pyramide de ma vie… alors forcément, cela marque, je m’en souviendrai jusqu’à ma mort et c’est aussi du coup ma préférée. 4600 ans d’histoire se tiennent devant moi et ma mâchoire se décroche. Il n’y a strictement rien autour si ce n’est du sable et des pierres. Au loin, on aperçoit la pyramide rhomboïdale, plus loin encore, la pyramide noire d’Amenemhat III en bien mauvais état mais c’est tout. Avant d’attaquer le site, Sahar me demande si je sais combien de pyramides on a trouvé jusqu’à présent. Je la regarde complètement dépité et avec un médiocre calcul mental avance un « Euuuuuuh… une dizaine… » Sans me souvenir exactement du chiffre au moment où je rédige ces lignes un mois et demi plus tard, Sahar m’annonce un montant supérieur à 100. Je chancèle. Elle me précise tout de même que la plupart ne sont plus debout ou un simple tas de pierres. Celles qui sont toujours debout sont minoritaires. Je me trouve devant la deuxième plus grande avec ses 219 mètres de large et ses 107 de hauteur. On l’appelle la pyramide rouge à cause de la pierre utilisée. C’est aussi la première pyramide à faces lisses, un exploit architectural que je découvre.
Sahar me demande si je veux visiter l’intérieur. Histoire de me dire que j’ai pénétré dans un tel édifice me pousse à dire oui même si cela a peu d’intérêt. Au moment de sortir du véhicule, elle m’a déjà demandé 5 fois si je ne suis pas claustrophobe. Le gardien à l’entrée me pose la même question. « Mais qu’est-ce que vous avez à la fin ?! » Sauf qu’au moment de pénétrer – il n’y a pas d’autre mot – dans l’ouverture d’une hauteur d’un peu plus d’un mètre d’où se dégage une haleine chaude et viciée, je comprends la question. Le tunnel descend à plus de 30 degrés sur plus de 50 mètres. Plié en deux, on progresse à petits pas, en sentant le poids de l’édifice au-dessus de sa tête. Une famille de touristes étasuniens – les seuls avec moi – arrive en même temps. La femme s’est arrêtée en plein milieu du tunnel, complètement prostrée en disant d’une voix tremblotante qu’elle ne pouvait pas continuer, que c’était trop dur.
Le sanctuaire principal est envahi par les chauves-souris. Si on ne les voit pas, on les sent. Ces animaux ont des déjections qui dégagent de l’ammoniaque. L’odeur est absolument insoutenable. J’essaie de faire des photographies – très sombres – tout en mettant mon pull devant mes voies respiratoires mais je ne tiens pas. Une minute de plus et les maux de tête sont assurés ! Comment les bestioles sont entrées là-dedans ?
De nouveau sous le soleil, je dis à mes accompagnateurs que je souhaite ab-so-lu-ment faire le tour de la pyramide rouge, le tour de cette première rencontre d’un lieu exceptionnel. Je suis sur un nuage. Comme lorsque j’ai grimpé sur la grande muraille de Chine, je me dis que ça y est, j’y suis, que c’est incroyable !
Cedric Riveau
Nous continuons vers la pyramide rhomboïdale, la pyramide à la drôle de forme et au drôle de nom. Le chambre centrale s’est effondrée suite à une erreur de calcul de l’architecte et Snéfrou, le pharaon de l’époque (que j’ai rencontré au musée du Caire) en a donc demandé une seconde pour lui, la pyramide rouge ! Le seul pharaon qui a deux pyramides pour lui tout seul ! Ce qui est hallucinant, c’est qu’il a eu le temps de pouvoir en commander une seconde quand on connaît le nombre d’années nécessaires pour en construire une… Celle-ci a mieux conservé son côté lisse tout en étant plus ancienne.
Comme nous sommes à côté de Memphis, nous discutons avec Sahar pour savoir si nous y allons ou pas. Cette ancienne ville – disparue aujourd’hui – a conservé un musée ouvert. Je finis par me décider, ce qui donne moins de temps pour les sites suivants mais comme je ne le réalise pas encore, je me dis qu’il est dommage de ne pas en profiter alors que nous sommes très proches. Avec le musée du Caire, c’est une très bonne introduction à l’antiquité pharaonique.
Cedric Riveau
Certaines pièces sont très belles mais c’est surtout le colosse de Ramses II, à l’abri sous un bâtiment, qui sidère. Il est facile de constater la volonté de laisser un héritage inoubliable de l’homme non seulement par la taille des statues qu’il a fait construire à son effigie – il est beau comme un dieu – mais surtout par la qualité des pierres pour les construire ainsi que la profondeur des cartouches gravés un peu partout, ce qui les rend indélébiles pour le dirigeant suivant. Magnifique !
Cedric Riveau
Le troisième site du jour et la troisième pyramide est aussi la plus ancienne avec ses 4700 ans : celle de Djéser à Saqqarah. À l’époque, les techniques architecturales mises au point par Imhotep ne permettent pas d’avoir des pyramides lisses. Elles sont donc à « degrés », dont l’origine provient des maisons de sépultures de l’époque qu’on appelle « mastaba », ce qui signifie « un banc » dans la langue, comme des sièges immenses sur les collines. Le site de Saqqarah est très impressionnant car le temple et les tombes autour sont encore visibles. Je commence d’ailleurs par la tombe de Téti sous la pyramide du même nom mais qui est devenu un tas de poussière aujourd’hui. Je découvre mes premiers hiéroglyphes gravés sur les murs… il y a aussi le sarcophage au fond mais juste un peu trop de monde pour moi. De plus, le guide que j’ai « récupéré » à l’entrée m’incite à avancer toutes les 30 secondes. « Lâche-moi ! »
Sahar me fait ensuite visiter le mastaba de Kagemni aux fresques époustouflantes. Si les photographies sont interdites, je me cache pour en faire quand même. Peu de temps après que nous sommes à l’intérieur, un groupe de touristes russes entre à grand bruit. Des enfants courent partout en criant, des adultes palpent sans aucun état d’âme les fresques et nous regardent avec de grands yeux quand Sahar leur demande fermement de ne pas toucher. Lors de ce voyage, je découvre les groupes de touristes russes… S’il représentent plus de 40 % des touristes dans le pays – il faut les saluer -, ils n’ont aucune retenue, aucun respect. Ils passent allègrement derrière les quelques barrières qui protègent certaines sculptures pour s’appuyer dessus et se faire prendre en photo, ils touchent systématiquement pour voir si de la couleur va leur rester sur les mains, ils braillent… une horreur et je suis tout simplement scandalisé.
Si le tourisme en Égypte n’est pas nouveau, il y peu ou pas de structures organisées pour contrôler le flux de touristes. Certaines tombes ont des protections en polymère et si cela protège, cela défigure l’endroit car moche. Le plus souvent il n’y a rien si ce n’est un responsable à l’entrée qui gère comme il peut et qu’on peut soudoyer avec de l’argent…
Comme ces bus de touristes slaves parcourent le pays en trois ou quatre jours, il ne restent jamais longtemps. Nous prenons notre mal en patience et ils finissent par partir. L’endroit est magnifique et je découvre les fresques égyptiennes avec émerveillement. Le rouge utilisé pour la couleur de la peau est toujours assez vif malgré ses 4400 ans…
On entre dans la nécropole par un couloir à colonnades qui amène jusqu’à la pyramide de Djéser qui est très belle. Si elle est moins impressionnante car moins imposante, son âge impose le respect
Nous déjeunons juste à côté du site. Sahar n’en revient pas de voir le restaurant aussi vide. Il doit y avoir trois touristes avec leur guide ce qui fait six clients au total. Nous essayons de ne pas perdre trop de temps car je ne suis pas venu pour manger mais le service est un peu long. Nous remontons ensuite vers Gizeh pour les pyramides les plus connus du monde, le site le plus hallucinant avec pas moins de six pyramides les unes à côté des autre et surtout Kheops, la seule merveille du monde encore visible. J’y suis ! Évidemment, pas seul…
Cedric Riveau
Le nombre de touristes a explosé même si Sahar est sidéré d’en voir si peu. Je me dis qu’avant la révolution, cela devait être infernal. L’autre chose qui la sidère est le prix de la visite de l’intérieur de Kheops. 7 mois auparavant, c’était 100LE. Aujourd’hui, le prix est monté à 200. Le double donc. Là encore, pour me dire : « Je suis allé à l’intérieur », je me décide à le faire mais cela n’est qu’impressionnant. Je veux dire qu’il n’y a pas de fresque, de sculptures ou même de sarcophage. Seule la grande galerie aux murs en escalier inversé est grandiose. Après un goulot depuis l’entrée de l’édifice, on arrive dans ce long couloir qui monte un peu et qui interroge sur sa structure. Comment un telle pièce a pu être conçue il y a 4500 ans ? Comment a-t-elle pu être construite ? Les chambres qui suivent ne sont pas passionnantes.
L’autre chose qui gêne à Gizeh est la présence de la ville en face du site… Sahar m’emmène de l’autre côté, à 2 kilomètres au sud pour avoir un panorama complet. Cela en impose et impressionne vraiment. Sauf que l’horizon est constitué d’une ligne de bâtiments et d’habitations qui gagne du terrain. Qui sait si les pyramides ne seront pas entourées de logements un jour ? comme un « central park » égyptien où la vue sur cette merveille du monde se paiera au prix fort…
Second tour de pyramide du jour, j’attaque celui de Khephren, d’abord parce que celui de Kheops est impossible en raison d’installations (de restauration ?) et ensuite parce qu’il y a beaucoup trop de monde pour moi. Ensuite, j’aime aussi Khephren pour sa pointe encore relativement lisse et caractéristique. Sahar insiste pour que je ne traîne pas car nous devons aller voir le Sphinx. Dans mon euphorie, dans ma béatitude de me trouver à un tel endroit, j’avais complètement oublié cette pièce majeure et incontournable…
Cedric Riveau
Comme nous arrivons en fin de journée, le soleil couchant crée un magnifique contre-jour et donne une ambiance pharaonique avec les couleurs chaudes des derniers rayons. On entre sur le site en passant par le temple de la vallée où avaient lieu les momifications. Un puits dans le sol montre l’emplacement où Mariette a découvert une statue de Khephren en 1860. La chose très positive sur le site de cette sculpture thérianthrope millénaire est qu’on ne peut pas l’approcher. On reste autour et à distance. Cela évite d’avoir des gens autour ou pis, dessus. L’autre aspect qui m’impressionne particulièrement est sa taille. Je m’attendais à quelque chose de plus modeste, moins imposant. Une erreur quand on connaît la démesure qui caractérise les pharaons. Le Sphinx est donc très haut (20 mètres) et très long (73 mètres !) Il est magnifique (et le mot est faible).
16h30 passés, les gardiens appellent les derniers touristes encore sur place sans grande conviction ce qui fait que je peux rester encore 15-20 minutes pour en profiter, surtout dans cette lumière de plus en plus rougeoyante. Pour la énième fois de la journée, je me dis : « Nom de Zeus, j’y suis ! »

Nous repartons vers le Caire et Sahar me demande s’il y a des magasins que je souhaite voir. Magdi m’avait suggéré le matin même de demander à mon guide des magasins de qualité car elle en connaît et il ne s’agit pas d’arnaques complotées par des échoppes de breloques et des tours organisés. Comme je lui parle d’essences, Sahar réagit aussitôt et indique au chauffeur le nom d’un magasin : Golden eagle perfume palace. Elle m’annonce fièrement que la famille Al-Fayed s’y procure ses essences. Si cela ne me fait ni chaud ni froid, je suis certain d’être dans un endroit de qualité. On m’attribue un vendeur particulier – Mohamed – qui parle anglais et qui me présente le magasin et la fabrication des essences. Je baigne dans un monde de délices olfactives et je suis aux anges. Les essences sont pures et sans alcool. On peut laisser les bouteilles ouvertes, le parfum ne s’évapore pas. Je « déguste » des odeurs un peu trop fleuries pour moi et Mohamed finit par comprendre ce que je veux : du camphre, de l’ambre, du santal… bref, des odeurs épicées et orientales. Je fais l’acquisition de deux bouteilles d’essences différentes de 200ml pour 400LE. Sachant qu’il suffit de déposer deux gouttes sur ses poignets pour se parfumer, j’en ai pour des années. Il y a bien des bouteilles plus grandes mais j’ai peur de me charger et d’en avoir plus qu’il n’en faut. Le prix est dérisoire pour nous autres Occidentaux.
Cedric Riveau
Nous terminons la journée par un magasin de papyrus, là aussi authentique et non un de ceux qui fabriquent des faux qu’on trouve dans les souk. Je suis moins intéressé par cet achat mais pourquoi pas en voir. Là aussi, on m’attribue un vendeur qui commence par une démonstration de fabrication d’un papyrus. De la plante, il obtient cette tige translucide caractéristique qu’il tresse ensuite pour faire un parchemin. Par la suite, j’ai beau visiter tout le magasin : rien ne me plaît. Le style graphique est vulgaire ou beauf et n’a strictement rien d’antique. Le fan de vieilleries que je suis ne trouve rien. En même temps, comme je n’avais pas l’intention de revenir avec un papyrus, cela ne me pose aucun problème.

Nous déposons Sahar avant de rentrer à l’hôtel. Je la remercie du fond du cœur pour ce premier vrai dépucelage pharaonique non seulement parce que j’ai eu l’impression d’être dans un rêve à côtoyer ces lieux mythiques mais aussi et surtout parce qu’elle est une femme adorable, passionnée par son métier et très avenante. Nous nous sommes très bien entendus et je lui fais clairement savoir.
Pour ce dernier soir dans la capitale (pour plusieurs jours), je retourne dans le quartier de Talaat Harb que j’apprécie pour son ambiance et fait, comme de bien entendu, un arrêt à la pâtisserie El-Abd pour quelques délices sucrés.

Bonnes adresses :
Nécropole de Saqqarah – site archéologique (plus ancienne pyramide encore debout)
Site de Dahchour – site archéologique (première pyramide lisse)
Site de Guizeh (Giza) – les pyramides et le sphinx
Golden eagle perfume palace – parfums, essences, huiles – 63, Zaghloul streets, pyramids, Giza
Golden eagle papyrus – papyrus – Sakkara road, before Ring road, pyramids, Giza

Galerie
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7 comments

  1. Le magasin de parfums est particulièrement beau…on se demande presque si ce n’est pas un salon de thé!
    La lumière sur le sphinx est magique!

  2. Sur les étagères, on aperçoit des flasques qui sont fabriquées dans l’atelier du magasin. Malheureusement, j’y suis allé un vendredi, l’équivalent du dimanche des Chrétiens…

  3. Quel voyage! magnifiques pano! J’en imprimerai bien 1 ou deux!!! wouahhhh wouahhhh on sent ton émotion, qu’est ce que j’aurais aimé être à tes cotés! voir cela de ses propres yeux! un rêve de fou surtout à notre époque! mais toi tu as osé le faire!!! quel courage.
    Pyramide, ahhhh ce mot rien que ce mot me donne des frissons… Suis, depuis longtemps fasciné par ce monument, surtout celle de Khéops, le mystère reste entier depuis très longtemps beaucoup de théorie s’affrontent et au lieu de s’unir… les chercheurs amateurs comme professionnels ont souvent l’esprit peu ouvert à la critique et à l’évolution de leur théorie.. Pourtant certaines théories sont surprenantes… les architectes et ingénieurs s’y mettent et c’est un bouleversement, contestés par les « égyptologue vieille génération » ces nouvelles théories pourtant ont pleins de bon sens, dommage que ces cerveaux ne s’associent pas pour la quête de la vérité unique sur le comment et le pourquoi de la fabrication de cette pyramide. Toi qui l’a vu, touché, respiré.. imagines-tu qu’elle aurait été construite il y a +/- 5000 ans en moins de 25 ans, qu’elle est constituée de plus de 2.000.000 de bloc dont certains ont un poids de plusieurs dizaines de tonnes! est-ce pensable d’avoir fait cela sans même connaître la roue, si c’est le tombeau d’un pharaon faut être mégalo pour vouloir un tel monument et … pas un hiéroglyphes sur ce chef d’oeuvre??? C’est fou d’imaginer que l’on n’est pas capable à notre époque de comprendre ces mystères. Merci de m’avoir offert cette balade et pour l’impression des pano je ne plaisante pas 🙂

  4. Merci pour ce chaleureux commentaire m’sieur !
    On sent ton émotion aussi. Il te faudrait absolument y aller. Tu connais les pyramides bien mieux que moi ! Un vrai spécialiste, c’est impressionnant.
    Question émotions, c’est loin d’être fini ! ha ha 😉

  5. Quel voyage effectivement ! C’est vraiment marrant d’apprendre à te connaître via tes articles et de constater nos nombreux points communs (amour pour les sites archéologiques, envie de meurtre sur les touristes irrespectueux, plaisir à prendre son temps en évitant la foule,…), alors que nous n’avons jamais vraiment parlé lors de nos différentes rencontres. Je suis persuadé que c’est l’environnement et le cadre « FLE » qui en est la cause. C’est un petit peu dommage mais je trouve ça finalement passionnant comme « expérience ». 😉

    Pour en revenir au voyage, le côté claustrophobe de certaines visites fait un peu peur à entendre comme ça. ^^; Autant le vertige et l’altitude, ça me va ; autant le souterrain, j’ai une petite appréhension. Tu as bien fait de franchir le pas tout de même. Niveau photos, j’adore les 2 premiers panorama ! Les autres ne sont pas en reste non plus hein. 😉

    Merci pour les bonnes adresses aussi. Si j’ai un jour enfin l’occasion de franchir le pas et d’aller faire le voyage, je reviendrai à coup sûr m’inspirer du tien. Bon allez, c’est pas tout ça mais j’ai cru voir passer une vidéo sur G+. 😉

  6. Comme quoi ! 😉
    Nous n’avons jamais vraiment pris le temps de discuter et je le regrette mais nous nous suivons et en raison d’un intérêt mutuel.

    Je suis aussi effrayé par les boyaux sous terre mais celui-là n’en était pas vraiment un. Du moins pas si étroit au point de me faire reculer.

    Encore merci pour ton commentaire sur ma vidéo.

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