Macau – 30 mars 2009

Tampons de la douane à Hong Kong et Macau
Sixième jour
This is your wake up call fait la voix automatique au téléphone. Elle continue de présenter des choses pendant que je raccroche. Il est 8 heures. Les paupières sont lourdes. La journée va être longue. Nous avons prévu de quitter l’hôtel vers 9h pour prendre le premier bateau. Le timing est bon sachant que nous sortons à 8h45 et que nous prenons le ferry de 9h30. L’embarcadère est plutôt assez loin et il faut pénétrer un centre commercial pour arriver au guichet tout en passant par plusieurs escalators éparpillés de manière décousue. Drôle de manœuvre. Il faut connaître ou ne pas arriver au dernier moment. Même le billet une fois acheté, il faut parcourir tout le ponton qui est très long! Toujours est-il que cette petite balade matutinale nous plaît bien puisque des centaines de personnes sortent des bouches de métro pour se précipiter au bureau, ce qui nous donne l’impression d’être « intégrés ». Les gens courent presque. La météo semble clémente même si elle reste très nuageuse. Si nous n’avons pas eu de soleil et de ciel dégagé, nous n’aurons pas eu de pluie continuelle. C’est en effet une grosse masse nuageuse de mousson au nord de la Chine qui ne veut pas partir!

Nous allons en fait dans un autre pays! Si Christelle ne me l’avait pas rappelé, je n’aurais pas pris mon passeport et j’aurais été bon pour mes fameux allers-retours! Aussi ne peut-on arriver cinq minutes en avance lorsque l’on prend le ferry pour aller à Macau. Non seulement le bateau est loin, mais en plus, il faut passer la douane. Nous sortons donc du territoire de Hong Kong et en arrivant à Macau, grande queue pour passer à nouveau la douane locale. Euh nous ne sommes pas dans le même pays?… La Chine? Si?! Ah bon… Si les territoires ont été rattachés au pouvoir de Pékin, ils n’en gardent pas moins une indépendance politique et commerciale. Le fameux « Un système, deux pays ». Pourrait-on comparer avec le Vatican, l’Andorre ou Monaco en Europe? Si ce n’est les formalités administratives toujours chiantes, mon passeport – avec tous mes déplacement en Asie – se remplit de tampons douaniers, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Les rues de Hong Kong le matin
Le ferry est un hydroglisseur qui fend l’eau. Le trajet dure environ une heure et la baie est finalement assez ouverte sur l’océan car le bateau semble parfois voler en raison de grosses vagues. Il y a environ 70 kilomètres. Nous passons à côté d’îles recouvertes de végétation et qui paraissent désertes. Quand on vient de la ville avec sa densité importante, on s’étonne de ces havres de paix perturbés par le bruit des moteurs. Si la vue de la baie de Hong Kong est belle, celle de Macau n’a absolument aucun intérêt. Nous ne voyons rien des bâtiments coloniaux depuis le port. Il faut prendre le bus pendant environ vingt minutes. L’autre problème – quand on change de pays (sic) – est la monnaie. À Macau, elle s’appelle le pataca et correspond à un dollar hongkongais. Pas de problème de conversion. De plus, on peut payer en dollars (hongkongais) presque partout mais dans le centre ville, on récupère des patacas, ce qui n’est pas pratique lorsqu’on ne reste pas. On gère.
À l’arrivée, tout de suite, on se sent à Macau. Non pas avec la ville car on ne la voit pas encore mais par la présence du portugais. Tout est bilingue. Tout! Comme un Québec asiatique. Le nom des rues, les panneaux, les directions, les explications, les brochures… le portugais est très présent et on en vient à se demander si les gens ne le parle pas. Cela rend les déplacements plus simples pour un latin car on retrouve des racines communes. Ce qui prête à sourire sont les indications reconnaissables – par exemple edificio – mise avec un nom chinois. Là réside justement tout l’exotisme du lieu, la rencontre des cultures occidentales et asiatiques. A-Ma Gao (la baie et la déesse A-Ma) de son nom du XVe siècle par les locaux, est devenue Macau via les Portugais et leur langue et a ainsi donné vie à cette union d’exception.
Au fur et à mesure qu’on s’approche du centre ville, la vue devient plus intéressante: les rues plus étroites, les bâtiments plus authentiques. Le bus n°3 nous arrête à 1 minute de Largo de Senado (la place du Sénat) et la plongée historique dans le patrimoine mondial commence. Macau est enfin devant nous! Tout comme la découverte de Hong Kong le premier jour, l’excitation d’être là nous gagne d’un coup. Macau! Robert Mitchum, Sean Connery ou plus récemment Harisson Ford sont venus avant nous et on comprends pourquoi. Je m’étonne d’ailleurs qu’il n’y ait pas plus de films tournés dans cette ville en raison de son décor naturel. Une chose est sûr, il y a beaucoup (beaucoup!) de touristes. Toutes les nationalités semblent présentes.
Largo do Senado
Nous sommes dans un port: la place et sa rue en mosaïques rappellent les vagues et on trouve éparpillés un peu partout des symboles marins. Nous avançons et nous sommes sous le charme du lieu. Je m’attendais bien plus à des bâtiments ressemblant à des pièces montés à la crème – comme le Cirque d’hiver à Paris par exemple – mais il n’en est rien ou presque. Les couleurs vives avec les moulures blanches rappellent le camée plus qu’autre chose. Il est un peu regrettable que le rez-de-chaussée soit plombé de boutiques dont les enseignes brillent trop mais il suffit de lever la tête pour parvenir à les nier. Cet endroit typique et conservé à quelque chose d’un décor comme Venise ou Florence par son côté européen. Très rapidement, on tombe sur l’église São Domingos, très baroque, très kitsch. Elle me rappelle les églises baroques espagnoles aux Passions flamboyantes et dramatiques. Elle a été entièrement rénovée et semble ne pas avoir pris un pli du temps qui passe. À l’arrière, en montant un escalier puis aux étages, on peut visiter le trésor. Plus que les pièces présentées, cela permet de se promener dans le bâtiment au plafond ou au toit en poutres. Un très bel endroit par son intérieur et son histoire mouvementée.
Les rues qui montent jusqu’à la très (trop!) connue façade de l’église São Paulo sont comme celles du Mont Saint Michel ou Venise. Elles dégoulinent de touristes et de boutiques qui font du marketing agressif pour vendre leurs souvenirs deux fois plus chers qu’ailleurs. Même s’il y a beaucoup de locaux (surtout des collégiens/lycéens), j’apprécie moyen d’être dans cette masse… La fameuse façade a peu d’intérêt bien qu’elle soit le symbole du patrimoine macanais. Ça doit être en raison de la hauteur car on aperçoit bien la ville et cet affreux (mais vraiment affreux!) bâtiment de l’hôtel-casino Grand Lisboa qui doit rappeler la forme d’une fleur (un lotus?) Il ne reste que la façade suite à l’incendie de 1835 qui détruisit le reste. Un peu plus haut, le fort de São Paulo domine le territoire. Il renferme un musée qui est fermé le lundi… Tant pis pour nous! Nous pouvons néanmoins faire le tour des remparts ce qui permet de voir entièrement la ville. Le panorama confirme l’impression du début de la journée: rien à voir avec Hong Kong! Nous sommes dans une bourgade… Je remarque beaucoup de chinois du continent car ils parlent mandarin. Un superbe couple pose pour leur appareil. Je m’immisce et leur demande leur portrait. Deux gueules fabuleuses.
Façade Sao Paulo du fort
Nous redescendons par le côté nord et allons nous perdre dans les rues étroites. Plus de touristes! Les bâtiments sont authentiques et les balustrades des balcons m’hypnotisent: les formes, les matières, les peintures écaillées… De même, les noms des rues, bien qu’accompagnées du chinois, nous feraient oublier que nous sommes en Chine: Calçada das Verdades, Rua de São Domingo, Treia dos Anjos, Rua dos Cules… Quel exotisme en Chine! Nous revenons vers Largo de Senado car nous avons loupé Leal Senado (le Sénat royal) de l’autre côté de Avenida de Almeida Ribeiro, captivés que nous étions par la place. Nous lui avons tourné le dos! Or, il est adorable. Un patio avec un petit escalier vers une cour charmante nous accueille. Les murs blancs et les azulejos me font complètement oublié les latitudes où nous sommes. Il abrite aujourd’hui le Conseil municipal où je pénètre sans le savoir… Croyant aller vers la bibliothèque, je rentre dans les bureaux. Nous nous faisons rattraper par le gardien du hall qui agite les bras en l’air. Autant pour la bibliothèque. Nous continuons dans l’avenue Ribeiro pour trouver le restaurant conseillé par le Routard: Fat Siu Lau. L’endroit est assez vieillot et on peut y déguster les spécialités locales: le pigeon rôti, le poulet à l’africaine… Nous nous lançons dans le poulet. Une moitié pour deux. Il est très bon et assez piquant. Dans ce cadre, avec ses serveurs presque aussi vieux que les murs (1903), nous nous régalons et nous reposons.
Quand nous sortons, nous prenons l’ancienne rue de la joie: Rua de Felicidade. Elle aussi a été rénovée (et les prostituées chassées…) et les maisons ont des murs blancs et des portes et fenêtres rouges. On replonge en Chine sur cinq cents mètres. Des petites boutiques discrètes – boulangeries, pâtisseries – se trouvent de chaque côté. À nouveau, nous allons vers Largo de Senado pour tester – chez Leitaria I Son – des flans, autre spécialité locale. L’endroit est branché vache comme le montre leur carte de visite. Faits maison, ils sont délicieux. Si Christelle essaie le nature, je goûte celui aux azuki (haricots rouges sucrés). Nous sommes repus. Un petit passage à l’office du tourisme pour poser deux trois questions et nous décidons de descendre vers le sud, jusqu’au temple de la déesse A-Ma.
Rua da Felicidade
La balade est bien sympa car il y a plusieurs sites du patrimoine mondial: l’église Saint Joseph, la place Sainte Augustine et le théâtre Dom Pedro V, la bibliothèque Sir Robert Ho Tung, l’église Sainte Laurence, le square Lilau, la caserne des matelots, la maison du mandarin et enfin le temple A-Ma. L’intérêt varie de l’un à l’autre mais ils composent une agréable promenade, qui plus est dans la rue Pedro Antonia ou plus au sud, celle de Barra. Les immeubles, le linge qui sèche aux balustrades ou aux fenêtres. Tout participe à l’exotisme unique qu’on trouve ici. Le square Lilau avec ses deux grands arbres est un petit havre de paix où des enfants courent, des mamans discutent et des personnes âgées regardent le monde, le menton posé sur les mains, elles-mêmes posées sur une canne. Un décor surprenant que ces visages asiatiques au milieu d’un décor européen. Je ne m’en lasse pas. Le temple A-Ma – construit sur une colline – est composé de plusieurs autels jusqu’au sommet. Cela me rappelle ma promenade de la porte du dragon dans le Yunnan avec tous ces temples construits à même le flan de la falaise. Ici, c’est beaucoup moins haut mais construit dans le même esprit avec des petites allées qui nous rapprochent des cieux. Le temple est très actif et beaucoup de fidèles viennent y prier. L’endroit est aussi particulier car les différents autels sont de confessions différentes. On rencontre ici le bouddhisme, le taoisme, le confucianisme. le chemin se termine au pied d’un immense rocher gravé de deux imposants caractères chinois et peints en rouge. Au pied se trouvent des bambous qui – comme un autel chamanique – sont soit eux aussi gravés d’inscriptions en tout genre, soit décorés d’un tissu ou d’une amulette attachés deci-delà. C’est presque la partie la plus surprenante du lieu.
Temple A-Ma
Dans la série « quartier chinois » (si, si, il y a des quartiers chinois à Macau!), la maison du mandarin a l’air impressionnant mais n’est visiblement pas accessible. Elle est représentative des maisons chinoises avec leurs cours intérieures comme on peut en voir sur le continent. Elle appartenait à l’écrivain Zheng Guanying et fut construite à la fin du XIXe siècle. Je regrette de ne pouvoir y pénétrer.
L’autre bâtiment qui me plaît beaucoup est la bibliothèque Sir Robert Ho Tung. L’homme a offert sa demeure à la ville dans les années cinquante. C’est devenu une bibliothèque par la suite. Étudier dans ce lieu est un plaisir. La cour arrière est dessinée avec des bassins et un jardin où des élèves travaillent ensemble sur différents projets. Des parties modernes en verre et métal ont été rajoutées et se marient bien avec la battisse. Plusieurs salles de lectures sont visibles et la collection parait importante. L’endroit est parfait pour se reposer ou pour étudier.
Comme le ferry est à 19 heures, nous repartons vers le centre ville pour prendre le bus. Assis à côté d’un homme qui vocifère au téléphone, nous redécouvrons une ville que nous n’avions pas vue en arrivant. La Macau de la flambe et du jeu (Les casinos seraient plus profitables qu’à Las Vegas…) Le contraste avec la vieille ville est frappant et maintenant que les casinos se sont réveillées, la ville traversée le matin se retrouve transformée voire méconnaissable. Un tapage rutilant et vulgaire de décorations de mauvais goût et de néons multicolores pour attirer le badaud jaillissent des murs qui renferment l’enfer du jeu. Il me faudrait plus de temps pour aller voir à quoi cela ressemble et au moins essayer une fois dans ma vie mais faudrait-il que je puisse choisir un lieu qui ne soit pas moche, ce qui a l’air d’être difficile eu égard à ce que je peux apercevoir. Peu importe, en ce jour, ce n’était pas le but de ce voyage à Macau même si à mon retour, j’entends déjà les personnes me demander si je suis allé jouer dans un casino.
Nous arrivons à Hong Kong un peu après 20 heures avec un nouveau passage par la douane. Obtenir un prolongement de visa touristique de quatre-vingt-dix jours est en fait très simple: il suffit d’aller passer moins de 24 heures à Macau. Encore des tampons sur le passport!
Hong Kong n’a rien à voir avec Macau. Au-delà de l’évidence, il faut faire les deux pour s’en rendre compte: nous sommes de retour au milieu des buildings et Macau n’est qu’une ville de province. Nous passons malheureusement par Canton road où sont alignés – comme une parade bien ordonnée – toutes les grandes marques de luxe (décidément!). Retour dans la standardisation. Déprimant! Je souhaite m’enfuir de cette putréfaction pécuniaire pour retrouver la vie, la vraie, l’authentique. Après avoir traversé Nathan road, j’aperçois une galerie marchande assez étroites et je propose à Christelle de partir à l’aventure. Aventure nous vivons! On se perd. On ne retrouve pas la sortie. Il fait très sombre. Les communautés indienne, pakistanaise et africaine décuplent. Je suis ravi d’être là, de tomber dans un monde parallèle presque caché. Bien que pas très rassurés – certains coins sont des coupes gorges, nous essayons de nous faufiler avec aisance – comme des gens qui connaissent – pour ne pas avoir l’air de touristes… Nous trouvons une sortie dans un goulot avec un passage sale entre deux immeubles qui nous amène sur Minden row puis Minden avenue.
Bar Cloudnine dans Minden avenue
Complètement par hasard, grâce à cette escapade dans ce monde souterrain, nous tombons nez-à-nez dans la rue des bars super tendance de Kowloon. Ils ont des intérieurs travaillés et signés. Ils sont les uns à côté des autres et invitent tous à entrer. Il y a même un club. Je veux absolument revenir le lendemain pour notre dernière soirée à Hong Kong, même à en essayer plusieurs. Encore une fois, comme je le sais très bien, expérimenter un petit détour pour sortir des sentiers battus permet de faire des rencontres excitantes. Nous n’aurions jamais trouvé cette rue autrement.
Arrivés à l’hôtel, je vois à la réception Cherry, la très très mignonne, à qui je fais du gringue pour la prendre en photo avant de quitter Hong Kong. Nous prenons rendez-vous pour le lendemain soir, car je n’ai plus de batterie…
La dernière journée va être intense!

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Voici la galerie de photos du 30 mars.
7 panoramas au total pour cette journée et un montage. Certains sont lourds, soyez patients!
Le premier (img 14) – Largo do Senado – est composé de 16 images et il pèse 614Ko.
Le deuxième (img 15) – intérieur de l’église São Domingos – est composé de 9 images.
Le montage (img 17) est composé de 3 photographies de pièces de la collection du trésor de São Domingos.
Le troisième panorama (img 21) : façade São Paulo – 6 images
Le quatrième (img 26) : vue sur Macau – 26 images – 820Ko
Le cinquième(img 27) : vue sur Macau – 31 images – 884Ko
Le sixième (img 28) : vue sur Macau – 15 images – 480Ko
Le septième (img 53) : Theatro Dom Pedro V – 7 images
Passez votre souris sur la droite des photos de la galerie et cliquez pour voir la suivante.

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7 comments

  1. Voyage, voyage, merci de me faire voyager de cette façon, de bien jolies photos tu es vraiment doué merci.

  2. Merci pour ce petit tour de Macau. 😉 J’avoue être passé un peu vite sur certains points pour ne pas en savoir trop lors d’une éventuelle visite future, mais tu sembles confirmer ce que j’avais entendu de cette « bourgade ».

    PS : plutôt que “Un système, deux pays”, « Un pays, deux systèmes » ne serait-il pas plus adapté ? Je chipote, je chipote. ^^;

  3. Ah pour tamponner, ils tamponnent 😆

    Honte à moi, je ne savais même pas qu’il fallait encore passer la douane de Macau à HongKong. Par contre tu ne traines pas toujours ton passeport avec toi en voyage ? (je le connais il va me dire que c’est pour faire couleur locale du haut de ses 6 pieds et quelques 😀 )

    J’ai bien dû venir ici une dizaine de fois, j’adore l’ambiance. Par contre faut apprendre à invoquer Ra avant de partir en vacances, ou changer d’invocation, tu n’est pas veinard coté météo!

  4. Alors les lieux sont différents de Honk-Kong de par l’occupation portugaise en effet…mais comment paraissent les gens, donc les chinois de Macau? Leur mentalité ou comportements sont-ils différents des chinois de HK? C’est cela qui serait intéressant aussi de savoir. Si tant est que l’on puisse en une journée en prendre une mesure.
    Et puis pourquoi n’y a t’il qu’une façade à cette église? On en connaît la raison?

  5. Merci pour vos commentaires! 🙂

    @Brigitte
    Comme je l’ai précisé dans mon article, un incendie a ravagé l’endroit. La façade est miraculeusement restée debout.

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