Souvenirs de Nakagawa machi

En mission pour la préfecture de Tochigi – très connue pour son site du patrimoine mondial : Nikko – je me suis rendu à Nakagawa machi, une région assez reculée à 180 kilomètres de Tokyo.
Je devais passer deux jours sur place et visiter certains lieux spécifiquement nommés et les évaluer, notamment dans leur capacité à recevoir des touristes étrangers.
J’ai loué une voiture depuis Tokyo puis suis parti me balader sur les routes de cette campagne où je dois bien l’avouer, il n’y a pas grand chose à visiter…

Mis à part un superbe musée – Bato Hiroshima museum of Art – dessiné par le très doué Kengo Kuma, j’ai eu beau chercher, mon panier de découvertes est resté bien maigre.

Cédric Riveau

la couverture de mon rapport

Tout à commencé avec une installation traditionnelle de pêche à l’ayu à Yana avec ce long couloir de bambous qui guide les poissons vers cette plateforme où les gens viennent y récupérer les poissons qui y échouent. Intéressant mais la saison était déjà passée aussi n’ai-je rien vraiment vu.
Le camping Santa ne présentait aucun intérêt sur le papier mais le nom m’a poussé à en savoir plus. Le plus drôle est que sur place, j’ai eu beau crier, personne n’est venu. Je suis entré dans cette maison du Père Noël – je me croyais en Europe du nord -, je suis monté à l’étage, personne ! Du kitsch en barre ! Il ne manquait que la neige.

Parmi les lieux qui valaient le déplacement était ce One more museum, une ancienne école de 1913 converti en espace d’exposition comme à Setouchi à Shodoshima par exemple. J’ai aimé bien sûr car le concept de conserver de vieux bâtiments et les convertir en lieu public au lieu de les détruire est fait pour me plaire.
L’autre lieu fascinant donc est le musée Hiroshige (ci-dessus). Rien que le bâtiment vaut le détour mais y accéder est assez complexe sans voiture. À l’intérieur, je suis tombé sur une exposition de chefs d’œuvre de ukiyo-e. Si cela manquait cruellement d’explications en anglais, c’était canon !

Pour les paysages, les rizières étaient assez jolies mais très très loin de celles de Noto ou celles de Shodoshima justement. Il y a surtout eu cette torii installée au-dessus d’une rivière. Une première.

Un seul portrait, celui de madame Takano que j’ai rencontré pour lui acheter des raisins comme cela se voit autour d’elle. Cela fait 30 ans que la famille de son mari produit du raisin mais elle cultivait auparavant des tomates. J’ai trouvé les vignes assez grandes mais elle m’a expliqué que bon nombre de pieds avaient été coupés car ils avaient souffert d’une maladie.

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