Souvenirs de Paris

Quelques souvenirs de Paris…

Le musée YSL
Comme il est tout récent, j’ai voulu m’y rendre rapidement. Nous y sommes allés le premier jour de notre voyage ! J’avais réservé les billets et nous avons pu entrer sans trop attendre à l’heure d’ouverture. L’endroit est magnifique, les salles du premier étage sont superbes (les croquis) et le studio est émouvant à voir mais globalement, la collection est beaucoup trop petite. Il n’y a que peu de modèles à voir au total et j’en suis sorti légèrement déçu.
Musée Yves Sant-Laurent Paris – 5 avenue Marceau, Paris 16e – https://museeyslparis.com


L’exposition Pastel au Petit palais
Degas, Redon certes, mais aussi Élisabeth Vigée Le Brun et sa princesse de Radziwill, Charles-Lucien Léandre pour l’affiche ou encore Lucien Lévy-Dhurmer pour des portraits inquiétants plus intenses que des sanguines. J’ai découvert le pastel ! Certaines œuvres sont bluffantes tellement on a dû mal à croire qu’il ne s’agit pas de peinture. Il faut mettre le nez sur le tableau pour y distinguer la substance un peu grasse de cet outil. Les portraits, les nus étaient superbes.


L’exposition Irving Penn au Grand palais
D’un palais à l’autre, du jour au lendemain, deux univers très différents. Le problème de cette rétrospective est qu’elle attirait un grand nombre de visiteurs. Même avec les réservations qui préviennent d’une attente un peu plus longue, elles ne permettent pas d’éviter la foule. Des conditions assez dures parfois avec une impossibilité de prendre du recul devant certaines photographies qui pourtant en demandaient. Clin d’œil à la première série de photographies plus haut avec YSL et bien évidemment avec la plus belle femme du monde de l’histoire de l’humanité : Audrey Hepburn.


William Forsythe x Ryoji Ikeda
THE installation que je voulais absolument voir pendant mon séjour à Paris ! Il faut dire qu’entre un chorégraphe que j’adore et un graphiste et musicien que je respecte, il s’agissait là d’une collaboration que je ne pouvais pas manquer ! À gauche ou à droite de l’entrée, deux immenses salles dans la Grande halle de la Villette où votre corps se met à bouger dans l’une et vos oreilles et vos yeux sont surexcités dans l’autre. Avec Forsythe, des poids au ras du sol qui se balancent différemment et au milieu desquels vous vous faufilez, où vos mouvements pour les éviter finissent par ressembler à une chorégraphie selon votre témérité de déplacement. Même si le maître n’est point présent dans la salle pour guider vos gestes, vos déplacements, ses centaines de sbires de métaux vous accompagnent et vous défient de ne pas les toucher ! Aucune installation contemplative ici, il faut s’amuser de ses propres déplacements en se glissant au milieu des fils et des poids. Une vidéo suit les cinq photographies ci-dessous.
La Grande halle de la Villette – 221 avenue Jean Jaurès Paris 19e – https://lavillette.com


La rétrospective César
Voilà bien l’exposition qui m’a cloué sur place ! J’y suis d’ailleurs resté plus de trois heures ! La rétrospective bien orchestrée et utile dont on ressort en se disant que décidément, on ne connaissait qu’une infime partie de l’artiste. Trois heures à profiter de chaque œuvre, trois heures à faire des photographies, trois heures à écouter les explications de l’audioguide. Grandiose ! Je m’y suis rendu le 1er janvier, ayant du mal à croire que Pompidou était ouvert de jour-là. Evidemment, beaucoup de monde mais l’avantage du centre Pompidou est que l’on dispose de grands espaces.
La série que je ne connaissais pas et qui m’a fasciné : les objets enveloppés – l’enveloppage – dans ces feuilles de plexiglas (la machine à café ci-dessous) que César chauffait pour ensuite emballer le produit voulu. Un processus de fabrication bien compliqué apparemment, afin d’avoir un plexiglas qui soit malléable et qui ne casse pas. Il semblerait que beaucoup d’objets emballés ont craqué ainsi que l’enrobage au moment où il les travaillait.


Les spectacles
Le premier épisode a commencé avec Philippe Decouflé au palais de Chaillot pour ses Nouvelles pièces courtes. Bien sympathiques, drôles ou parfois poétique comme avec les contre-jours dont il a le secret. La dernière pièce, très inspirée de son voyage au Japon était justement trop inspirée… Pour le coup, j’ai trouvé cela caricatural, voir stéréotypé, les clichés du voyageur qui trimbale tous les préjugés avec lesquels il débarque dans le pays et repart avec, sans avoir cherché à voir plus loin. Drôle certes, mais tourné au ridicule et cela m’a mis mal à l’aise.

Le second épisode fut un immense moment avec ce spectacle monstre de la culture pop, un moment gravé dans ;a mémoire : The Rocky horror picture show.
Avec maman, nous nous demandions comment passer le réveillon du nouvel an et avons pensé au cinéma. En épluchant le programme, je suis tombé sur la page du studio Galande qui programme le film depuis 40 ans !!! Ni maman ni moi l’ayant vu, il fut donc décidé d’aller le voir. J’en avais entendu parler par des personnes y étant allées, ayant vu le film à cet endroit et l’histoire du riz m’est revenu à l’esprit lors de la présentation de la séance.
Ce que je découvrirai, d’une part, c’est la qualité très discutable du film – qualité d’une telle médiocrité que, précisément, il en devient culte – et, d’autre part, seule une infime partie du film est visible car entre le moment où j’étais sous mon siège à pleurer de rire des blagues totalement irrévérencieuses des comédiens, les autres à me protéger du riz ou de l’eau qui volait dans la salle, ou encore ceux à regarder les troubadours imiter les acteurs – ou plutôt les singer –, on ne voit donc que de petits moments – j’oubliais les lumières qui restent allumées – où les protagonistes, dans des scènes et avec des propos subversifs (le film est sorti en 1975 !), mettent en avant une sexualité débridée, l’échangisme, le corps comme objet sexuel et le plus présent : la transidentité – l’histoire sur des airs draculéens, tourne autour d’une convention annuelle des Transylvaniens dans une maison retirée.
Ça part dans tous les sens et j’adore ça !
Une Saint Sylvestre au Studio Galande, c’est la promesse d’un immense moment de détente et de pure show assuré ! Sans parler du champagne à minuit (enfin du mousseux à un moment plus ou moins situé aux alentours de minuit) qui se met à couler à flot et qui invite tous les spectateurs à trinquer, s’embrasser et hurler alors qu’on ne se connaît pas. Démentiel !
Pour couronner le tout, nous nous étions pointés comme des fleurs alors que la soirée était réservée et avec des places limitées depuis certainement bien longtemps par tous les autres participants (oui, on devient participant de la pièce en allant au studio Galande !) et heureusement, deux personnes ne sont pas venues et nous avons pu en profiter. Les deux dernières places car c’était complètement complet ! Une chance et un hasard fabuleux !
La vidéo ci-après n’est qu’une pauvre tentative pour montrer ce qui se passe dans cette orgie grossière et lamentable mais tellement kitsch que s’en est attachant.
Studio Galande – 42 rue Galande, Paris 5e – http://www.studiogalande.fr



Mes séries d’affiches
Une chose que j’adore prendre en photographie lorsque je me rends à Paris : les affiches déchirées du métro ou celles qui sont collées sur les murs dans les rues. Des strates commerciales de marketing, qui se succèdent sur une si courte période, fabriquent parfois des compositions improbables.


Quelques intérieurs et des plafonds
Une envie, comme ça, devant tout ces hauts plafonds souvent majestueux, une envie donc d’en faire une série cette fois-ci. Tout à commencé dans l’église Saint-Sulpice et s’est très vite enchaîné…
(l’incroyable) Galerie d’art Tornabuoni – 9 rue Charlot Paris 3e – http://www.tornabuoniart.fr
La boutique Moncler – 7 rue du faubourg Saint-Honoré Paris 8e – http://www.moncler.com
La boutique Uniqlo – 39 rue des Francs-Bourgeois Paris 4e – http://www.uniqlo.com


la Galcante
La phénoménale boutique d’archivistes passionnées dans le premier arrondissement de Paris. Du délire ! J’y suis resté une heure à essayer de découvrir tout ce qu’elle contient. Impossible. Il y en a trop. Le patron, un associé et des amis/clients sirotaient du champagne et m’en ont proposé. Très sympathiques. De l’Humanité du 1er août 1914 pour l’assassinat de Jaurès à Paris Match en passant par Elle ou même des magazines de nos adolescences ! Incroyable ! À visiter et à fouiner !
La Galcante – 52 rue de l’Arbre sec Paris 1er – http://www.lagalcante.com

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2 comments

  1. Beau travail sur cet article parisien!
    Le retracé de la soirée de la St Sylvestre en compagnie des acteurs et du public du studio Galande est excellent! Un souvenir très sympa!

  2. Hey ,

    Je vois le site http://www.color-lounge.com et son impressionnant. Je me demande si le contenu ou les bannières des options de publicité disponibles sur votre site?

    Quel sera le prix si nous souhaitons mettre un article sur votre site?

    Note: L’article ne doit pas être un texte comme sponsorisé ou faire de la publicité ou comme ça

    À votre santé
    anto desouza

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